MMomoCalc

Méthodologie

D'où viennent nos chiffres, à quelle fréquence ils sont rafraîchis, et ce que nous ne capturons pas.

1. Sources des frais opérateur

Pour chaque opérateur que nous couvrons (MTN MoMo, M-Pesa, Wave, Airtel Money, OPay, PalmPay, Orange Money, Moov, Telecel, Tmoney, Mixx by Yas, Telebirr, Africell Money et d'autres), notre source primaire est la grille tarifaire officiellepubliée par l'opérateur — typiquement sur son site web, dans son application, ou dans ses communications aux clients via SMS / USSD. Quand l'opérateur ne publie pas explicitement une grille pour un type de transaction, nous nous appuyons sur des reçus confirmés sur le terrain et sur les avis aux clients diffusés via les canaux opérateurs.

Pour les tarifs qui varient selon le canal d'exécution (USSD vs application mobile vs agent), nous indiquons par défaut le tarif application mobile, qui est le plus représentatif pour la majorité des transactions actuelles. Quand un opérateur applique des tarifs différents selon le niveau de KYC (compte « Tier 1 » vs « Tier 2 » au Nigeria par exemple), nous prenons le palier le plus couramment utilisé par les usagers non-business.

2. Taxes gouvernementales

Les taxes gouvernementales sur le Mobile Money sont suivies au cas par cas. Pour chaque pays nous traquons :

— les textes officiels : lois de finances annuelles, décrets fiscaux, projets en débat parlementaire, et bulletins des régulateurs financiers (Banque centrale, autorité fiscale nationale).

— les communiqués officiels des ministères des Finances et des opérateurs, qui annoncent typiquement les changements de taux quelques jours avant entrée en vigueur.

— les filings parlementairespour les changements en cours de débat (par exemple le Finance Bill 2026 du Kenya qui propose 16% de TVA sur les frais Mobile Money en plus des 20% d'accise existants). Ces changements sont marqués comme « watch » dans les pages pays jusqu'à promulgation.

Exemples concrets de ce que nous suivons : abolition de la E-Levy au Ghana (2 avril 2025), introduction du droit de timbre EMTL au Nigeria (1er janvier 2026 via la Loi fiscale 2025), TTA au Cameroun (0,2% depuis janvier 2022), taxe de retrait en Tanzanie (plafonnée à TZS 4 000), prélèvement infrastructure de 1% au Mali, taxe de 10% sur les frais au Togo (réduite de 18% en janvier 2024).

3. Cadence de mise à jour

Notre cadence cible est sous 7 jours après publication d'un changement vérifiable, et sous 24hpour les changements majeurs (abolition de taxe, refonte tarifaire complète d'un opérateur principal). Les changements mineurs (ajustement de tranche, modification de plafond) sont batchés en update hebdomadaire.

Pour les paires de change FX, le cycle est quotidien via un agrégateur interbancaire. Les paires EUR/XOF et EUR/XAF sont par définition fixes à 655,957 et ne nécessitent pas de rafraîchissement.

4. Cas particuliers et arbitrages

Plusieurs cas particuliers méritent d'être documentés explicitement parce qu'ils peuvent surprendre :

Bonus tier waivers: certains opérateurs offrent des tranches gratuites en dessous d'un certain montant (par ex. les XOF 5 000 premiers). Nous reflétons ces gratuités dans la grille, mais nous ne traquons pas les promotions à durée limitée (offres « free for 30 days »).

USSD vs application : quand le tarif diffère (généralement +5% à +15% pour USSD), nous affichons le tarif app et notons la variation en pied de page.

Cross-network : pour les transferts inter-opérateurs (par exemple MTN MoMo vers Airtel Money), le frais peut différer du frais intra-réseau. Nos pages opérateur documentent les deux quand applicables.

5. Conversion de change

Les taux de change affichés sont des mid-markets interbancaires récupérés quotidiennement via ExchangeRate-API. Pour les paires CFA-Euro (XOF, XAF), nous appliquons la parité fixe officielle de 655,957. Pour les paires inter-africaines locales sans cotation directe (par exemple KES vers UGX), nous lisons la valeur stockée dans notre table interne quand elle existe, ou la calculons via cross USD si nécessaire.

Important : ces taux sont indicatifs. Les opérateurs Mobile Money et les remitters appliquent leur propre marge commerciale (typiquement 1% à 4% au-dessus du mid-market), qui couvre leur coût de couverture FX et leur marge. Pour les taux opérateur réels, voir les pages corridor entrant du pays de destination.

6. Limites — ce que nous ne capturons pas

Nous documentons explicitement nos limites :

— Les variations agent rural vs agent urbain (les agents informels ajoutent parfois un frais de service local non publié).

— Les tarifs B2B au-delà du commerce de détail (les comptes corporate ont des grilles négociées).

— Les variations de KYC au-delà des deux paliers principaux.

— Les frais d'ouverture de compte et les frais de carte SIM (hors scope).

— Les promotions à durée limitée et les bonus de parrainage.

7. Signaler une erreur

Si vous repérez une donnée incorrecte, envoyez un email à hello@momocalc.comavec : (1) le pays et l'opérateur concernés, (2) le montant et le type de transaction, (3) idéalement une capture d'écran du reçu ou de la grille tarifaire officielle. Nous accusons réception sous 48h ouvrées et appliquons les corrections vérifiées sous 7 jours.